Chers Sevranais,

            L’épidémie de SARS-Cov2 cause de la COVID 19 a très fortement perturbé le fonctionnement des établissements scolaires, pendant le confinement et encore aujourd’hui à l’heure du déconfinement.

 

            Alors que les écoles étaient fermées pendant près de 2 mois, et malgré les efforts des enseignants pour garder le contact et mettre en place des outils numériques pour maintenir un lien et une continuité pédagogique, de très nombreuses familles et surtout leurs enfants ont eu du mal à conserver le lien avec le système éducatif.

 

            En effet, tous les parents n’ont pas pu être présents auprès de leurs enfants pour des raisons professionnelles ou autres. La période de confinement a également amplifié le problème du décrochage scolaire et des inégalités devant le savoir. Depuis le 18 mai et la réouverture des écoles à Sevran, les restrictions sanitaires liées au déconfinement ont révélé un autre problème : celle de l’accueil des enfants au sein des écoles dans des conditions dégradées. D’abord les enfants des familles prioritaires, en fonction des capacités d’accueil des écoles, pas toujours dans leurs classes ou avec leurs maîtresses, puis les enfants “volontaires” à raison de 2 jours par semaine pour la plupart. Ces conditions dégradées à l'école et l’enseignement à distance semblent devoir être maintenues jusqu'à la fin de l'année scolaire même si l’espoir d’un retour à la normale plus rapide reste présent.

La crise de la COVID19 a représenté une situation inédite à laquelle les autorités du pays, à tous les niveaux, ont dû faire face avec une certaine improvisation. A Sevran, le sentiment dominant a été celui de l’absence. Celle de la municipalité et celle de l’institution Education Nationale, malgré tous les efforts des enseignants pour continuer à suivre et aider les élèves. Malgré les annonces de la mairie, les associations de parents d'élèves n’ont été associés aux décisions de réouverture de la mairie que très tardivement, pour “valider” des décisions déjà prises. Elles n’ont pas pu faire leur travail d'intermédiaire entre l’Education Nationale, la mairie et les parents. Pourtant, face à la pandémie, les associations de parents d'élèves auraient pu et auraient dû jouer ce rôle de lien entre les parents avec leurs situations personnelles très variées, et les autorités en charge de l'éducation de nos enfants.

 

            Nous ne savons pas s’il y aura une nouvelle pandémie, ni quand, ni de quelle nature, ni si ce sont d’autres crises qui se présenteront à nous. C’est pourquoi il convient de mettre en place le plus tôt possible une réflexion anticipatrice, au travers d’un travail coopératif entre l’Education Nationale, le tissu associatif (des associations de parents d'élèves aux associations assurant du soutien scolaire et des loisirs) et la Municipalité. Nous ne devons pas revivre, dans l’avenir, de telles situations générées par le manque de coordination, la fracture numérique, et la fracture scolaire (prêt ou don de tablettes aux enfants, nécessaire adaptation des enseignants et formation de ces derniers à une autre pédagogie, maintien du lien social au travers des associations) véritables freins à l’éducation à distance. La crise a pointé du doigt les manques et les problèmes organisationnels, il faut maintenant y apporter des solutions concrètes pour permettre à (presque) tous les enfants de continuer à se rendre en classe.

            Par exemple, avec le concours de l’Education Nationale, on peut envisager de transformer temporairement des structures municipales (actuelles ou à venir) en classes, permettant par là même d’accueillir des classes dédoublées, encadrées par du personnel enseignant et/ou municipal formé. Il faut donc prévoir des structures versatiles capables de passer d’une fonction à une autre rapidement et à moindre coût. Le SARS-Cov2 nous a montré que seul un travail d’anticipation pourra réduire l’impact d’une crise grave, sanitaire ou autre, sur la santé et l'éducation de nos enfants.

 

            Les enfants sont une de nos priorités. Ils sont notre richesse présente et future. Leur assurer un accès au savoir en toute circonstance est un devoir. Le maintien de cet accès, quel que soit le problème, est la base du maintien d’un lien socio-scolaire indispensable à la formation de futurs adultes, à même d’appréhender dignement leur avenir.

Votre dévoué,

Philippe GEFFROY

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